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Portraits de décorés

Ignaz Pleyel

La dynastie Pleyel naît avec Ignaz, le doyen, brillant compositeur et pianiste en Autriche à la fin du XVIIIe siècle. Elève de Joseph Haydn, il est nommé directeur de l’école de musique du cardinal de Rohan à Strasbourg. A l’époque, les princes et les ecclésiastiques sont les mécènes des musiciens. Après un bref passage par l’Angleterre, Ignaz Pleyel fonde à Paris en 1807 une fabrique de « pianoforte », l’ancêtre du piano moderne. Il produit les meilleurs instruments de l’époque. Il crée aussi le Salon musical dans l’actuelle rue Cadet, qui deviendra la célèbre salle Pleyel en 1927.

Le fils d’Ignaz, Camille, reprend l’entreprise paternelle et développe l’activité des ateliers Pleyel. Installés rue Rochechouart, ils produisent 1 400 pianos par an, qui sont adoptés par tous les grands musiciens d’Europe. Le Salon musical invite un jeune pianiste d’origine polonaise, qui se produit pour la première fois à Paris : il s’agit de Frédéric Chopin. Le gendre de Camille, Auguste Wolff, s’occupe par la suite des ateliers Pleyel et crée le piano « quart de queue ». Trois mille pianos par an sont produits au début du XXe siècle dans les ateliers de la Plaine Saint-Denis – près de l’actuel carrefour Pleyel. Gustave Lyon fait entrer l’entreprise dans le XXe siècle et transforme le Salon musical en salle Pleyel, inaugurée en 1927.