Hassan Hosseini

Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 2024, le docteur Hassan Hosseini est neurologue. Spécialiste des accidents vasculaires cérébraux (AVC), il a contribué au développement d’unités spécialisées qui ont largement réduit la mortalité et les handicaps post maladie. 

Quel est votre parcours ? 

Je suis né au Liban mais la guerre a poussé ma famille à partir en France qui est devenue mon pays d’adoption puis de choix.

J’ai souhaité être médecin en hommage à mon frère, tué par un obus, qui voulait faire ce métier. Je me suis spécialisé en neurologie car le cerveau est un organe passionnant. Il fait notre identité, nous permet de penser, de ressentir des émotions. 

Je me suis particulièrement investi dans l’étude des AVC. C’est un fléau mondial qui touche entre 20 et 30 millions de personnes par an. En France il y a 150 000 nouveaux cas chaque année alors que 80% sont évitables. J’ai ainsi développé des unités spécialisées dans la prise en charge qui ont pu être étendues dans toutes les régions grâce à un plan national. 

En 2024, j’ai fondé l’Institut Cœur et Cerveau de l’Est Parisien. Notre but est de prévenir, traiter, puis de réinsérer à domicile.

Que faites-vous pour l’intérêt général ?

Une grande partie des AVC peuvent être évités grâce à la prévention car beaucoup des risques sont visibles : le tabac, l’alcool, le stress, le manque de sommeil … 

Avec l’Institut, nous nous rendons ainsi tous les mois dans les mairies du Val-de-Marne pour donner des conférences au grand public. 

Je suis également très investi dans la transmission des savoirs en donnant des cours et je participe à des congrès internationaux. Depuis 2017, je préside l’Association médicale franco-libanaise. Nous organisons des échanges entre les universités et dirigeons des travaux de recherche. Nous aidons aussi les médecins de guerre avec du matériel ou l’accueil de patients. 


Que représente pour vous la Légion d'honneur ? 

 C’est une grande fierté mais je dédie surtout cette Légion d'honneur à mon frère. Après son décès tragique, j’aurais pu m’éteindre mais pour lui j’ai voulu devenir médecin. Avec cette pensée, cette décoration m’encourage encore plus à aller de l’avant.