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La maison d'éducation des Loges

Située au cœur de la forêt de Saint-Germain-en-Laye, la maison d’éducation des Loges est l’un des établissements fondés par Napoléon pour l’instruction des jeunes filles.

L’histoire

1320 env. Une chapelle dédiée à Saint Fiacre voit le jour dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye.

1626. L’ordre mendiant les Augustins Déchaussés, issu de la règle de Saint Augustin, s’installe sur le site de la chapelle.

1644. Anne d’Autriche se déclare fondatrice du couvent et de la nouvelle église édifiée sous le titre de Notre-Dame-des-Grâces.

1660. Au cours de cette décennie, le couvent prend son essor, s’agrandit et se dote  d’un grand dortoir, d’un cloître et d’un gros pavillon.

1786. Les Augustins installent une manufacture d’étoffes de soie et de velours.

1794. Pendant la Révolution, le Comité de salut public installe une manufacture de poudre à canon dans les lieux.

1810. Napoléon signe le décret ordonnant la création de « six maisons destinées à recueillir et à élever les orphelines dont les pères sont morts officiers et chevaliers de la Légion d’honneur ». 

1811. Les premières orphelines s’installent dans une partie des bâtiments réaménagés.

1812.  Le 11 avril la maison reçoit la visite de l’empereur Napoléon Ier, qui ordonne des travaux d’amélioration.

1855. L’empereur Napoléon III engage un vaste programme de restructuration et de construction, qui tente d’unifier les diverses bâtisses, de les rendre plus fonctionnelles et plus harmonieuses.

1960. Avec la fermeture du château d’Ecouen (qui devient musée de la Renaissance) et l’accueil de nouvelles élèves aux Loges, des agrandissements sont nécessaires. Le site est recomposé par les architectes Barthe et Robin, sept corps de  bâtiments sont édifiés (classes, logements, réfectoire).

2010. Au rez-de-chaussée du nouvel internat, un dortoir est aménagé sur les plans de l’architecte Benoît  Lopez.

2012. Une extension des bâtiments de 1.000m2 conçue par l’architecte Sébastien Loiseau est inaugurée par le grand chancelier, le général d’armée Georgelin. Elle regroupe en un seul lieu tous les enseignements.

L’architecture

Au milieu du magnifique parc de huit hectares, les bâtiments historiques et contemporains s’organisent suivant une trame orthogonale, qui a servi de fil conducteur lors des différentes vagues d’aménagement et d’agrandissement. 

Les bâtiments historiques

Surélevés au XIXème siècle, les bâtiments originels forment un quadrilatère  autour d’une grande cour plantée d’un tilleul centenaire. Ils abritent au rez-de-chaussée les foyers des élèves et la bibliothèque, les salles de musique, et les bureaux de l’administration ; les étages sont occupés par les dortoirs.  Au pourtour de la cour, une galerie à arcades permet de rejoindre à couvert l’ensemble des locaux. 

Dans l’axe de la cour, l’architecte Alphonse Lejeune a dessiné un ensemble composé de deux bâtiments parallèles rehaussés de quatre pavillons, de part  et d’autre de la nouvelle chapelle consacrée en 1868.

D’inspiration néoclassique, la grande chapelle contraste avec la relative sévérité des façades de la cour remaniées en 1990. Elle abrite l’orgue exécuté par Cavaillé-Coll dont le buffet est un chef d’œuvre de menuiserie : l’ensemble  est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. 

Dans le parc subsistent de rares témoins de l’activité ancienne de la maison : la grande serre horticole adossée à un mur en pierre, dernier vestige de l’ancienne clôture ou la petite chapelle bâtie dans les années 1810-1830, dédiée en 1844 à Notre-Dame-des-Anges par le roi Louis-Philippe.

Les bâtiments contemporains

Le bâtiment scolaire est un témoin de l’architecture fonctionnaliste des années 1960 : un volume  très linéaire, accentué par des bandeaux filants à chaque étage, des façades rythmées par les meneaux verticaux délimitant les baies vitrées et les allèges carrelées.

Composé de bois et de verre, le nouveau bâtiment scolaire rompt la monotonie de l’ancien bâtiment et recompose habilement l’espace de la cour.

Le gymnase et le réfectoire offrent de larges vues sur le parc.