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Ensemble des décorations de Maurice Bellonte

Ensemble de décorations de l’aviateur Maurice Bellonte (1896-1984)

Or, vermeil, argent et émail

Don de la Société des Amis du musée, 2016, Inv. 010467 (1 et 2)

Le 4 juillet 1944, était capturé par la Gestapo une légende française de l’aviation, Maurice Bellonte, célèbre pour avoir accompli le premier vol Paris-New-York en 1930 aux côtés du pilote Dieudonné Costes.

Découvrez l’ensemble des ses décorations, symboles de son extraordinaire carrière.

Fils d’un ingénieur mécanicien, Maurice Bellonte débute en 1910, comme apprenti, chez le motoriste Alexandre Anzani qui fabrique entre autre les moteurs du Blériot XI, premier avion à traverser la Manche. En 1913, il est nommé ajusteur chez Hispano-Suiza, société espagnole d’équipement aéronautique dont les moteurs équipèrent la plupart des premiers avions de chasse. Au début de la Grande Guerre, il est ajourné pour raison de santé et se fait finalement incorporer en 1917 au 1er régiment d’aviation de Dijon. Il est affecté sur le front le 11 avril 1918 et sert comme mitrailleur jusqu’à la fin de la guerre.

Démobilisé, il occupe plusieurs postes comme mécanicien au sol puis comme navigateur sur la ligne Paris-Londres. C’est à cette occasion qu’il rencontre le pilote Dieudonné Costes, dont il devient presque immédiatement le radio et le navigateur. Cette association va faire entrer Maurice Bellonte dans la légende.

En 1929, les deux hommes battent ensemble le record de distance avec un vol de 7 925 kilomètres, entre Paris et Tsitsikar (Mandchourie). C’est à cette occasion qu’il reçoit les insignes des ordres chinois du Grain d’or et du Tigre rayé qui figurent sur ses barrettes. Il sera décoré de l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur à son retour le 12 novembre 1929, sur le terrain d’aviation du Bourget, par le ministre de l’Air.

Le binôme Coste-Bellonte réussit le premier vol Paris-New-York en 37h et 14 min, les 1er et 2 septembre 1930. Ce nouvel exploit vaut à Maurice Bellonte d’être nommé officier de la Légion d’honneur, seulement quatre jours après sa traversée de l’Atlantique. Il entreprend ensuite une tournée triomphale dans plusieurs villes outre-Atlantique et reçoit l’insigne américain de la Cloche de la Liberté qui figure également sur ses barrettes.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, il rejoint le mouvement Combat en 1941 puis est nommé chef d’état-major de l’Armée secrète des Pyrénées Orientales. Capturé par la Gestapo, il est incarcéré à la citadelle de Perpignan. Il obtient la Croix de guerre et la Médaille de la résistance.

Après la guerre, il participe à l’organisation de la Direction de l’Aviation Civile et tient de nombreuses conférences partout dans le monde.

Ses décorations liées à l’aviation : la Médaille de l’aéronautique, le Mérite aéronautique brésilien ou encore l’ordre roumain de la Bravoure aérienne, témoignent de sa notoriété qui lui valut d’accéder à tous les grades et dignités de la Légion d’honneur et de participer au vol inaugural du Concorde en 1977.