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Portraits de décorés

Sœur Rosalie

Jeanne Marie Rendu (1786-1856), en religion sœur Rosalie, naît près de la frontière suisse. Pendant la Révolution, sa famille cache des prêtres réfractaires condamnés à mort ou les aide à fuir à l'étranger. 

Initiée en cachette au catéchisme catholique, elle fait sa première communion dans une cave et manifeste sa vocation religieuse à 13 ans. Elle décide de consacrer sa vie aux malades et aux pauvres, rejoint la congrégation des Filles de la Charité de Paris en 1802 et prend le nom de soeur Rosalie. A 28 ans, elle devient supérieure de sa communauté, dans le Marais puis dans le quartier Mouffetard, l'un des faubourgs les plus pauvres de Paris.

Sœur Rosalie entreprend une lutte énergique contre la misère en créant une pharmacie, un dépôt de vêtements, une école gratuite, une crèche. Elle fonde l'œuvre des patronages du dimanche pour de jeunes filles apprenties et ouvre un refuge pour les personnes âgées isolées. Elle préfigure le travail de l'assistance sociale en s'attachant à connaître personnellement chaque famille en difficulté et cherche à rendre à tous leur dignité humaine et spirituelle. Elle s'attache aussi à relier riches et pauvres en fondant en 1833 avec Frédéric Ozanam, une grande figure du catholicisme social, les Conférences Saint-Vincent-de-Paul. Louis Napoléon Bonaparte la nomme chevalier de la Légion d’honneur en 1852.

Légende de l'illustration :
Sœur Rosalie née Jeanne Marie Rendu (1786-1856), gravure
© Droits réservés / Archives musée de la Légion d’honneur