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Portraits de décorés

Ferdinand Foch

Maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne au lendemain de la Grande Guerre, Foch reste pour les Français l’artisan de la victoire de 1918 et le généralissime des forces alliées qu’il dirige lors de l’offensive finale.

Fils d’un fonctionnaire languedocien, Foch fait ses études au gré des mutations de son père, notamment dans les collèges jésuites de Saint-Etienne et de Metz. Quand éclate la guerre de 1870-1871, il s’engage dans le 4e Régiment d’infanterie. Il intègre ensuite l’Ecole polytechnique. Il entre en 1885 à l’école supérieure de la guerre. Dix ans plus tard, il y enseigne l’histoire militaire, la stratégie et la tactique militaire, puis en devient directeur de 1907 à 1911. Il gravit les échelons de la hiérarchie militaire ; lieutenant-colonel en 1898, colonel en 1903, général de brigade en 1907, général de division en 1911. Il est à la tête du 20e Corps d’armée à Nancy en 1913 quand éclate la guerre.

Il participe d’abord à la bataille de Lorraine, puis à celle de la Marne à la tête de la IXe Armée. Il prend également part à la « course à la mer ». En 1916, il dirige plusieurs offensives dont celle de la Somme, très coûteuse en pertes humaines. Critiqué, il est éloigné du commandement. Il est par la suite rappelé comme chef d’état-major général.

Au printemps 1918, les Anglais acceptent que lui soit confié le commandement unique des troupes alliées. Surpris par l’offensive allemande au Chemin des Dames en mai, il reprend l’initiative et mène les troupes à la victoire de juillet à novembre. Il signe l’Armistice à Rethondes, le 11 novembre 1918. Il meurt le 20 mars 1929.

 

Illustration © MLH