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Portraits de décorés

André Biard (grand chancelier de la Légion d'honneur de 1981 à 1992)

En 1939, André Biard est un jeune Saint-Cyrien de 21 ans qui se bat pour la défense de son pays. Blessé, cité à deux reprises pour sa bravoure, prisonnier des Allemands, il reçoit la Légion d'honneur. Il rejoint en 1942 les forces alliées qui ont débarqué en Afrique et participe au débarquement de Provence. Il instruit ensuite un groupe de Francs-Tireurs Partisans (151), des jeunes résistants qui participeront à la campagne d'Allemagne. Il poursuit sa carrière en Indochine en première ligne, où il reçoit cinq citations à titre personnel et une citation collective pour son bataillon. C'est cette expérience du feu qui fait de lui un pédagogue et un théoricien de la guerre qui participe à la réorganisation de l'armée française après la guerre d'Algérie. Professeur à Saint-Cyr en 1947, André Biard entre à l’Ecole de guerre en 1955 puis est nommé commandant de l’Ecole d’application de l’Infanterie dans les années 1970.

Il contribue à la modernisation et restructure l’armée de terre, liant les manœuvres du corps blindé à la nouvelle arme nucléaire. Il est l'un des acteurs majeurs de la rénovation de l’instruction des soldats, l’organisation du commandement et l’équipement de l’armée française. Pour faire face aux changements géostratégiques de la Guerre Froide, André Biard, alors major général (n° 2 de l'armée de terre), met en œuvre la mécanisation des forces terrestres françaises. En 1981, le général Biard, un des généraux les plus décorés de l’armée française et qui siégait déjà au Conseil de l'Ordre, fut nommé grand chancelier de la Légion d’honneur, fonction qu’il exerça pendant 11 ans.