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Portraits de décorés

Albert Schweitzer

Docteur en philosophie et en théologie, musicologue et pasteur, Albert Schweitzer (1875-1965), enseigne à la faculté, lorsqu’il décide, à 30 ans, de consacrer sa vie aux plus pauvres et devient médecin. Il part avec sa femme pour l’Afrique équatoriale française et fonde un premier hôpital de brousse à Lambaréné au Gabon. En 1917, ils doivent abandonner l’hôpital ; ils sont rapatriés en France et internés parce qu’allemands.

Ils reviendront en 1924, ouvriront d’autres hôpitaux et continueront de soigner des milliers de lépreux, même démunis de tout, lors de la Seconde Guerre mondiale. Chevalier de la Légion d'honneur en 1948, il deviendra grand officier en 1950.

Contre l’arme nucléaire, pour le respect de la vie, Albert Schweitzer alterne séjours en Afrique et voyages en Europe et aux Etats-Unis, où il multiplie conférences scientifiques ou philosophiques, livres, concerts pour lever des fonds. Il dénonce la guerre comme une décadence de la civilisation et définit le principe de « l’éthique du respect de la vie » par lequel l’homme est responsable de son environnement. En 1953, sous la menace de la guerre nucléaire, il renonce à sa neutralité politique, à la demande de son ami Einstein. Il écrit au président Eisenhower, signe une pétition adressée à l’ONU, lance un « Appel à l’humanité » sur Radio Oslo contre la prolifération nucléaire. Les essais atomiques non souterrains sont stoppés. En 1954, il obtient le prix Nobel de la Paix.